Mon pays des débrouillards accomplis… Ce que j’ai appris de toute l’année passé

débrouillards

J’ai eu la chance de profiter des 365 jours qui viennent de passer pour côtoyer deux grands groupes de personnes ; les comprendre m’a permis de réaliser une grande pensée de vie que je partage avec vous par ce texte.

J’ai côtoyé des jeunes ambitieux qui croient fermement en une paix et une stabilité économique pour le Cameroun. Ce groupe de jeunes se sont donné pour but d’inspirer noblement les autres ou de mettre en valeur leurs compétences dans quelque chose d’utile pour les autres par ce qu’ils croient fermement en une réalité qu’ils ont à l’esprit.

J’ai côtoyé d’autres jeunes tout aussi initiatifs qui ont choisi par contre de développer toutes les techniques qui leurs permettrons de réussir les études supérieures.

Certains gars m’ont appris ce que c’est que de sacrifier 250 pour imprimer son cours de mécanique quand on a faim, de trouver quand même le moyen de boire la bière le week-end avec les copains alors qu’on ne sait même pas si on va pouvoir payer les quinze (15) milles de fin du mois au bailleur et malgrès tout cela… de s’en sortir quand même lol ;
D’autres m’ont même appris les techniques de triches qui fonctionnent à tous les coups. En vrai ! Rire

Dans mon lit ce matin je me suis rendu compte qu’en réalité chacun a toujours été entreprenant dans son coin. On n’a peut-être pas tous bien saisi ce que veut dire faire plus d’actif (générer de l’argent) et moins de passif (perdre de l’argent) mais je crois que si le système peut avoir une fierté, c’est celui de nous avoir rendu « des citoyens, débrouillards ».

J’ai aussi côtoyé des « vieux » qui savent ce qu’ils veulent et comment avoir ce qu’ils souhaitent. En moyenne quand il me parle de leurs parcours, je remarque qu’ils n’ont rien de vraiment extra : que ce soit dans leurs façons de voir la vie ou de leurs façons de penser.

Certains d’entre eux m’ont confiées qu’ils sont des privilégiés de certaines opportunités qui se sont ouvertes à eux. En général grâce à la famille à laquelle ils appartiennent.

Les autres, sont des débrouillards. En gros des gens comme moi mais en plus vieux et avec plus de ressources ; ressources qu’ils ont forgées avec le temps, des opportunités que la vie leur a offert, mais surtout la foi en eux.

J’ai souri ce matin de réaliser qu’en fait chacun d’entre nous dispose des opportunités uniques et qu’il ne faut pas être une personne à la pensée extraordinaire pour les saisir.

Il faut simplement être un débrouillard dans la tête. Quelqu’un qui prend tout ce que la vie donne avec deux mains et s’en sert intelligemment.

En gros, côtoyer ces deux groupes de personnes m’a fait réaliser qu’au fond on est dans la bonne voie : Motiver les autres dans la débrouillardise et être soi-même des débrouillards.

Le pays va bientôt prendre une autre tournure plus intéressante. Je ne pense pas qu’elle sera plus facile mais je suis sûr d’une chose, les débrouillards n’auront aucuns problèmes. Quel que soit le #Barrat du système, les gars vont gérer.

Sauf qu’à partir de 2017 on ne doit plus se contenter de gérer.

Maintenant il faut vous poser une seule question : comment vous vous voyez dans 5 ans ?

Quelqu’un qui s’en sort tranquillement même si c’est fort, mais sans réellement vivre la vie qu’il souhaite?
Ou quelqu’un qui se servira vraiment du système pour construire la vie de son imagination ?

Vous croyez que je suis le seul à me poser cette question ? Non je ne pense pas. Certains débrouillards préparent l’histoire qu’ils vont laisser en héritage pour la génération qui viens.

Demain ce sera encore plus chaud. Mais nous sommes déjà préparées. Même chercher comment se laver le matin quand la Camwater coupe l’eau ou Eneo coupe la lumière pour la pompe c’est déjà se débrouiller.

Maintenant donc, il faut utiliser ce #mindset que notre pays nous a donné “gratuitement” pour affronter l’année avec une volonté non plus de s’en sortir, mais de léguer un héritage…

AfroHustler – Jovial Rivarol DOUANLA

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