On n’a jamais les mêmes opportunités: les dés sont pipés dès la base.

J’écris cet article en m’inspirant de ma conversation avec l’un de mes mentors chez elle il y a jours. Nous échangeons sur son sofa en sirotant quelques bouteilles de “Fresco” élégamment entretenues… jolis souvenirs…

Bon. Il y a des 32 heures à peu près, j’ai encore vu une publication d’un jeune camerounais comme moi qui parlais de motivation.

Il avait pris l’exemple de Barack Obama en démontrant que si cet homme est parti de son pays si pauvre, est quitté du niveau social qu’il avait et a pu avoir le “trône” des États-Unis et l’une des rares femmes à la fois instruites et belles… Alors tout le monde pourrait le faire.

C’est dommage que l’histoire ne raconte presque pas la chance que cet homme a eu de rencontrer la femme qui lui a ouvert toutes ses opportunités…

De nos jours l’entrepreneur se croit “tout rêves permis”. Il n’est en aucun cas impossible d’atteindre les cieux. Mais le drame, c’est que toutes les motivations qui disent qu’un homme est parti de rien et a eu tout ce qu’il faut, a plus tendance à inviter à la disruption qu’autre chose.

Si vous avez fait le minimum de mathématiques aux primaires ou de physique au lycée, vous devriez normalement savoir qu’il faut absolument partir de quelque chose pour aboutir à quelque chose.

Je lisais encore le parcours de Sandile NJUKU. Le multimilliardaire sud-africain de vingt trois ans. Ce que l’histoire raconte, c’est qu’il a commencé par la vente de ses muffins pour arriver par la force de son intelligence à ses milliards! Enfin, c’est ce que les jeunes en moyenne retiennent.

Ce que l’on ne développe pas par contre, c’est que ses parents lui auraient donné de l’argent pour s’inscrire aux études supérieures et il les a complètement utilisés pour investir sur des entreprises! Plus basiquement dit, il est a utilisé pour parier.

Quand un jeune prend un parcours comme celui de Sandile où un autre raconté par les médias ou des motivateurs, ce qu’il retient, c’est de croire et de rêver le plus loin possible; Oubliant que l’intention première du médias, c’est de suffisamment capturer l’attention pour multiplier ses abonnés et donc se faire du chiffre.

En réalité, je trouve que motiver en simplifiant un parcours à succès c’est pareil que de dire à un enfant que s’il a une bonne note à son examen, il aura trente deux dents pour mieux manger un repas qu’il aime beaucoup. C’est encouragement, mais on l’habitue à avoir le mauvais objectif et donc à se poser la mauvaise question.

C’est dans ce sens que l’on peut comprendre ces jeunes qui prennent, le mauvais goût de se comparer à leurs camarades par rapport à x ou y critères… Et même à se haïr les uns par rapport aux autres ou à monter sur piédestaux pour avoir eu x ou y opportunités…

En réalité, il n’y a jamais d’égalités dans la vie. Sinon, on serait tous jumeaux.

C’est une forte affirmation, mais il est important de comprendre que l’un dispose des ressources et des opportunités liées à son contexte, sa vie, que l’on n’aura simplement jamais. Il n’y a pas de comparaison qui tienne : Simplement par ce Nous n’avons pas les même antécédents, les occasions, la famille et surtout l’historique. Même s’il se trouve qu’on n’est dans le même environnement.

Cela me rappelle encore d’avoir eu l’habitude d’entendre cette histoire qui dit qu’Aliko DANGOTE est parti de rien pour fonder son groupe. Je réponds toujours doucement en commentaire ou en face : “si pour vous rien c’est avoir quelques millions, une famille influente et presque pas de responsabilités donc liberté psychologique, alors Ok!”

Il se trouve que c’est facile de présenter la réussite de l’un pour encourager le reste. Sauf que le drame, c’est qu’actuellement on ne fait plus que motiver : L’auditoire idéalise carrément les parcours à succès!

Puis ce que la conséquence de cela est plus psychologique, son impact n’est donc pas concrètement mesurable.

Les opportunités cela se créaient. Mais un objectif ce n’est pas d’absolument atteindre un personne précise.

Oui c’est un peu difficile à saisir sur le moment ce sous titre.
En effet, je suis toujours un peu déçu quand quelqu’un me demande comment j’ai fait pour connaître et être en contact avec celui-ci ou celui-là. J’ai toujours l’impression que cette personne soit me sous-estime ou soit ne sait simplement pas ce qu’il/elle veut.

Quand on sait ce que l’on ambitionne et que l’on souhaite, le plus important n’est plus de connaitre absolument une la personne, un investisseur ou une entreprise particulière. C’est l’objectif qui l’est.

Il faut surtout pouvoir faire la différence entre un réseau de quantité et un réseau de qualité.

L’indicateur de réseau. C’est surtout de connaître celui-la qui peut favoriser l’aboutissement d’un objectif que l’on s’est fixé depuis la basse. Dans ce sens, on peut ne pas connaître une personne-ressource mais être suffisamment proche d’une personne à la compétence requise équivalente. On comprend mieux pourquoi les professionnels les plus expérimentés ont très peu de personnes dans leurs portes feuilles ; Ou pourquoi les personnes les plus influentes sur les réseaux sociaux en général suivent très peu de personnes : C’est ce que j’appelle leur réseau utile net.

Tout ceci pour exprimer qu’avec les motivateurs, les médias et la politique actuelle de réseautage, à mon avis la comparaison est plus devenu un envie qu’un moyen de motivation. Cela devient très difficile d’être complaisant aux parcours de ceux qui ont pris de l’avance, d’utiliser leurs histoires et de s’inspirer de leurs traces.

Cet article à l’endroit des entrepreneurs, qui est plus un article à l’endroit de tout le monde finalement, je l’ai surtout écris pour attirer l’attention de ceux qui observent avec les émotions : on a maintenant plus besoin d’observer avec de l’intelligence.

Il y a choses à dire que je devrais peut-être en faire un livre…

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Jovial DOUANLA
Twitter : jdouanla01

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