En Afrique on demande des antidouleurs quand on n’a pas mal aux pieds.

Quand je me déplace d’un incubateur Africain à l’autre dans les lectures, je suis toujours très content de remarquer que leurs membres aient l’adrénaline et la niak de faire aller leurs projets encore plus loin.
L’incubateur, comme les dons ou investissements occidentaux en général rend surtout ambitieux qu’autre chose.
Le drame, c’est qu’être ambitieux est une chose, avoir de la passion en est une autre.

Avec les multiples soutiens, qui sont censés être des bonnes choses à la base, les jeunes Africains ont perdu ce que veux dire donner de son sang pour une cause et surtout garder les pieds sur terre. C’est là que naît la disruption entrepreneuriale.

Il se trouve qu’il faut encore faire une différence entre espérer une opportunité en travaillant dur, ou de n’attendre que cette opportunité-là sinon on lâche tout. Plusieurs articles n’ont déjà été écrits développant que “c’est l’entrepreneur qui fera l’Afrique“: encore de la lobotomisation médiatique pour mieux nous rendre esclaves de nos ambitions.

Quand j’allais à l’ouest, il y a quelques mois, mon oncle me racontait qu’il avait du être patient et objectif pour arriver où il en ait aujourd’hui avec son entreprise. En effet, il a surtout du dépendre de ma mère pour son coucher, manger pendant les années 80. Rien ne présageait qu’il serait une personnalité respectée dans sa ville actuellement à Bamenda. S’il y a une seule chose qu’il avait à l’esprit, c’est qu’il est un homme intelligent c’est tout. Avec un peu de grâce, le ciel lui a tendu la main dans un contexte qui ne correspondrait qu’à lui.

Dans mon premier article chez Afro Hustler, “Il faut ré-aborder le concept d’entreprendre au Cameroun“, j’expliquais qu’il se trouve que nous jeunes, sommes entrain de faire de nos appréhensions, des réalités établies. Et qu’il est très probable qu’en montant sur un balcon, l’on apprécie les choses autrement.

Entreprendre c’est innover et attirer les investisseurs, entreprendre c’est passer dans les médias, entreprendre c’est “sauver l’Afrique “: voilà assez d’éléments pour favoriser l’abrutissement du plus jeune. Il se trouve qu’entreprendre devient être considéré comme la solution à tous les maux de l’Afrique.

Je crois surtout qu’on oublie presque ce pour quoi l’on devrait le faire. L’Afrique n’est pas en carence cruelle d’entrepreneurs! Avant la révolution actuelle nos parents étaient des commerçants en moyenne et savaient très bien générer du marché!
L’Afrique manque surtout de la bonne analyse des faits. Il se trouve que malgré être conscient qu’il y a toujours obstacles en entreprenant, le jeune a déjà trois cases à cocher qu’il est sur d’atteindre : trouver un problème, innover, faire un levé de fond et être riche. Il faut surtout savoir qu’entreprendre, c’est de l’incertitude.

Les jeunes ont surtout besoin de chemins faciles et rapides pour atteindre les solutions. On peut donc comprendre pourquoi la conception de l’entrepreneuriat leurs a été chinoisé pour mieux les abrutir.

Ce qu’il faut également savoir, c’est qu’il y a différence essentielle entre le jeune entreprenant et le jeune entrepreneur. En me mettant au balcon, j’en arrive à conclure que l’Afrique à surtout besoin de jeunes initiatifs et audacieux, qui souhaitent participer à la résolution des problèmes locaux par la seule force de leurs compétences. Il ne s’agit pas toujours de générer du marché.
C’est dire que celui-là qui résout une problématique industrielle, digitale ou environnementale en participant à un challenge est, un jeune initiatif et audacieux; et donc le type de jeune dont l’Afrique à besoin à mon avis.

L’abrutissement en chaîne est la plus belle forme d’esclavage intellectuel. En quelques mots, c’est lobotomiser une personne influente pour qu’a son tour, elle le fasse pur le reste.

Il faut maintenant apprendre aux jeunes à être d’abord mieux analyser les situations sociales; sinon, on reste les marshmallows des autres sans le savoir.

Demander un soutien occidental pour parfaire un projet local ou celui d’un incubateur, c’est comme demander un antidouleur quand on n’a pas mal.

Très sincèrement, si vous croyez tant que ça à votre projet, pourquoi ne pas prêter 100.000 XAF à votre père, à votre mère ou à un membre de votre famille? Croyez-vous qu’il vous sera plus facile de rembourser si ce prêt ou soutien (comme on aime le dire) vient de l’extérieur?

Je crois que je devrais préparer un article sur les 5 raisons de ne surtout pas entreprendre jeune.

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Jovial DOUANLA
Twitter : jdouanla01

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